Seul-en-scène sur Baudelaire : Nos premières dates de rentrée dévoilées !
- cieetendardlyrique
- il y a 1 jour
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- Petits poèmes en prose, de Baudelaire, seul-en-scène, au Studio Hébertot !
Chères toutes, chers tous, nous reprenons nos productions. Et pas des moindres. Cette année 202-2027, nous avons décidé d’attaquer fort pour vous Public. Les 3 spectacles vus depuis le début de l’Étendard lyrique reviennent. Par petites touches, dans l’année, dans plusieurs lieux, et avec un grand bonheur.
L’Étendard vous propose en cette rentrée 2026… Des séances rares, à ne pas manquer. Elles ne reviendront pas (ou pas avant… Bien longtemps !)
D’abord, un chapitre sur Baudelaire. Les spectacles accueillis et façonnés par nos petites mains humaines comportent toujours, vous savez… Des racines anciennes, et souvent elles datent… Du XIXe. Vous aviez constaté notre Amour pour Anna de Noailles (début XXe)– et son propre maître, Victor Hugo (géant lettré qui a saisi toutes les décennies jusqu’à laisser une empreinte définitive en 1885)– ils se trouvent à quelques pas de notre objet d’aujourd’hui !
CHARLES BAUDELAIRE !

Qui est-il ? Le fameux écrivain censuré des Fleurs du mal – se trouvait être un mortel (1821-1867) d’une extrême sensibilité, observateur de son siècle, autant que détracteur des modes et vénéré par des groupes de poètes. Il méprisait ce qui n’était pas le beau. Et soulevait également l’identité du laid – dans le spectacle, vous entendrez l’effrayant Assommons les pauvres (qui a probablement fait peur à un membre du public, qui a découvert que le sublime Baudelaire était aussi… Nourri d’une force cruelle ! Mais qui, au XIXe, ne s’attache pas à grossir les traits de son démon personnel?).
Ce fervent défenseur a écrit une série de nouvelles, d’aphorismes, de contemplations, regroupées sous le titre Le Spleen de Paris, ou… cinquante Petits poèmes en prose.
Dans ce spleen, proche de la mélancolie, qui est comme le dirait Hugo, le « bonheur d’être triste » les Petits poèmes en prose signifient à la fois la lucidité de l’homme aux prises avec son imaginaire, l’œil désobstrué de tous obstacles, confiné à montrer par la plume ce qu’il perçoit et ressent. Des histoires, des contes d’âme à âme. Il définit le poète, les animaux, la vie, ce que l’on voit et découvre loin de l’ordinaire, dans toute rue, dans tout regard, au sein de la belle Paris.
Que propose Baudelaire avec ce livre, inqualifiable, qui mêle prose et poésie ?
À Arsène Houssaye, à qui il dédie le livre, il écrit avoir « rêvé le miracle d’une prose poétique, musicale sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s’adapter aux mouvements lyriques de l’âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience ? »1
Baudelaire le lyrique, Baudelaire l’ironique, n’est pas loin de nous. À une porte. À une voix.
Louis de Bérail nous le ranime avec son Seul-en-scène sur Baudelaire.


Sur scène, accompagné au piano par Kim Bernard, Baudelaire transparaît : c’est rare, c’est épatant, unique et poignant.
Profitez de cette occasion d’entrer dans un lyrisme que vous ne trouverez pas ailleurs :

Vous cherchez encore la petite flamme qui vous fera vous élancer vers le Studio Hébertot ?
Lisez l’excellent papier de Calisto Dobston sur le spectacle : https://singulars.fr/louis-de-berail-reinvente-baudelaire-les-petits-poemes-en-prose-en-clair-obscur/
Ou alors le style choisi du critique Frédéric Perez, qui a offert la note de 5 « masques » : https://www.spectatif.com/2026/04/petits-poemes-en-prose-au-studio-hebertot.html
Dans le prochain article, vous trouverez… Une représentation d’Une Soirée avec Anna de Noailles… Et pas que : une publication !!! Tout cela en plein coeur de l’automne…
Lyriquement vôtre,
DL
1Texte disponible sur https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6472260p/f23.item.texteImage.zoom.
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